Dans une déclaration commune publiée à l’occasion de la Journée internationale de la tolérance zéro pour les mutilations génitales féminines, les directrices exécutives d’ONU Femmes, du FNUAP et de l’UNICEF ont réaffirmé leur engagement à mettre fin à cette violation des droits humains d’ici 2030.


Phumzile Mlambo Ngcuka, Natalia Kanem et Henrietta H. Fore ont publié une déclaration commune intitulée « Prendre des mesures pour éliminer les mutilations génitales féminines d’ici 2030». Cette pratique viole les droits des femmes à la santé sexuelle et reproductive, à l’intégrité physique, à la non-discrimination et au droit de ne pas être soumis à des traitements cruels ou dégradants. C’est également une violation de l’éthique médicale : les mutilations génitales féminines ne sont jamais sans risque, même si elles sont effectuées par un personnel de santé dans un endroit stérile.

Le trio a indiqué que «Nous ne pouvons traiter ce problème indépendamment des autres formes de violence à l’égard des filles et des femmes ou d’autres pratiques néfastes comme les mariages précoces et forcés. Afin d’éliminer cette pratique, nous devons nous attaquer aux causes profondes des inégalités entre les sexes et œuvrer en faveur de l’autonomisation socio-économique des femmes. .” Elles ont en outre déclaré que l’élimination des mutilations génitales féminines comme une des cibles du Programme de développement durable à l’horizon 2030, était un objectif réalisable.

Elles ont remercié l’action concertée des gouvernements, de la société civile, des communautés et des individus pour la régression des mutilations génitales féminines. «Toutefois notre objectif ne se résume pas à faire reculer cette pratique, nous voulons réduire le nombre des mutilations génitales féminines à zéro, » ont-elles conclu. Le trio recommande que :• Les gouvernements des pays dans lesquels les mutilations génitales féminines sont répandues élaborent des plans d’action nationaux efficaces pour mettre fin à cette pratique ;• Les institutions régionales et les communautés économiques doivent travailler ensemble pour empêcher le passage transfrontalier des filles et des femmes dans des États dotés de lois moins restrictives en matière de mutilations génitales féminines ; • Les chefs religieux locaux doivent combattre les mythes selon lesquels les mutilations génitales féminines ont leurs fondements dans la religion. Source: ONU FemmesPhoto: ONU Femmes, du FNUAP et de l’UNICEF