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Assainissement du district de Bamako

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L’Etat, selon le maire Adama Sangaré, ne soutient pas assez la ville de Bamako surtout dans le domaine du recouvrement des taxes.

Le Groupe de Suivi Budgétaire a offert une tribune au maire du district de Bamako, Adama Sangaré, afin qu’il puisse discuter directement avec le public et certaines organisations de la société civile sur les allocations budgétaires. C’était au cours d’un débat public (voir l’article ci-dessous). La tendance dans le recouvrement dans le district de Bamako n’est pas satisfaisante. Les cadres de la direction financière de l’hôtel de ville de Bamako évoquent un incivisme notoire dans le paiement des taxes. « L’Etat ne soutient pas assez la ville de Bamako pour que la ville puisse accéder à ces taxes », a-t-il souligné.

A l’en croire, le déplacement des postes, comme celui Niamana, a privé la mairie d’importantes sommes provenant des sorties de véhicules. Les services du district ont aussi des difficultés concernant les taxes des magasins dont les tarifs sont inchangés depuis 10 ans.  

Le maire a évoqué également les difficultés que sa collectivité rencontre dans l’aménagement des équipements marchands comme les marchés. Il a pris l’exemple sur les retards pris dans la réalisation du marché rose et du port sec de Bamako. Ce dernier projet a été abandonné pour la simple raison que la mairie ne dispose pas de terres. « Toutes les terres appartiennent à l’Etat », regrette Adama Sangaré.

Il faut payer 17 milliards à la société Ozone

Toujours au cours de ce débat, le locataire de l’hôtel de ville de Bamako a annoncé que le gouvernement et la mairie du district doit payer 17 milliards à la société marocaine Ozone en charge de l’assainissement de la capitale. « Nous continuons avec Ozone parce que nous n’arrivons pas à nous en débarrasser. Aujourd’hui Ozone fait semblant de travailler »

Selon Adama Sangaré, le district de Bamako ne reçoit pas de subventions de l’Etat liées à l’assainissement en dépit du transfert des compétences. Le ministère de l’assainissement continue d’assurer les activités d’assainissement dans la capitale. De l’intervention du maire Sangaré, on déduit que la société marocaine a été imposée à la collectivité. « A l’époque, nous avions demandé qu’on nous donne 5 milliards de FCFA pour mettre sur pied les engins pour l’assainissement de la ville de Bamako. L’on a préféré contracter avec Ozone et on nous a demandé de créer une nouvelle redevance que nous n’arrivons pas à mobiliser », a souligné l’élu.

Selon Monsieur Sangaré, le gouvernement a payé une seule fois, par le biais de la mairie, une somme de 2 milliards à Ozone