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Niger : La première Session 2018 du Pôle Terrorisme s’est ouverte le jeudi à Niamey

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Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey a salué, ce jeudi 1er février 2018,  « le travail remarquable » abattu depuis des années par le pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée. Et pour cause : « de 2013 à 2017, 3756 personnes suspectées d’activités terroristes ou d’infractions connexes ont été interpellés, 3025 ont été déférées devant le Parquet, près de 1600 personnes ont fait l’objet de poursuite. A ce jour, nous comptabilisons 1022 personnes détenues prévenues suspectées de faits terroristes ou d’activités connexes », a assuré M. Chaïbou Samna lors d’une cérémonie qui marque le démarrage d’une série de quatre sessions de jugement de 10 jours chacune du Pôle Judiciaire Spécialisé en Matière de Lutte Contre le Terrorisme et la Criminalité Transnationale Organisée. Cette cérémonie donne également le coup d’envoi de trois missions successives d’investigation qu’effectueront les juges d’instruction dans la région de Diffa, au bord du lac Tchad qu’écument les partisans de la secte islamiste Boko Haram.

Plus concrètement, selon le président du Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey, la première session 2018, qui durera 10 jours, traitera 29 dossiers concernant 81 personnes dont deux femmes.

Notons que ce procès a été rendu possible grâce à un programme bénéficiant du concours financier de l’Ambassade de France au Niger et qui a commencé en 2016. Ainsi, dans ce cadre, d’octobre 2016 à février 2018, le Barreau a couvert treize (13) sessions d’assises comprenant trois cent neuf (309) dossiers, quatre cent quatre vingt seize (496) personnes défendues et cent trente deux (132) commissions d’Avocats, selon le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Niger, Maître Mounkaila Yayé  qui a révélé que l’Ambassade de France  prend en charge  quarante (40) avocats pour la présente session.

Rappelons que le Niger est, avec le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, l’un des quatre pays du bassin du lac Tchad où Boko Haram opère depuis des années et qu’il doit aussi faire face à des menaces sécuritaires sur ses frontières nord (Libye) et ouest (Mali et Burkina Faso).

Sani Soulé Manzo