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Mme Yansané Fatou Baldé, Présidente de la Coalition des Femmes Leaders (COFEL) de Guinée Conakry

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Mme Yansané Fatou Baldé, Présidente de la Coalition des Femmes Leaders (COFEL) de Guinée Conakry

 Qui est Mme Yansané Fatou Baldé ?

Je suis une épouse et une mère de famille. Je suis née et ai grandi en Guinée. J’ai effectué mes études primaires et secondaires entre Boké et Conakry puis j’ai continué mon  cycle supérieur en France à l’Université de Paris 1 (Panthéon Sorbonne).

En 1996, je suis rentrée en Guinée et j’ai travaillé avec la firme Suisse qui était en charge du programme de sécurisation des recettes douanières de la SGS. En 2000 j’ai créé une société de transit qui fonctionne encore. Ses activités sont diverses.

Je dirige également la Coalition des Femmes Leaders (COFEL) qui œuvre dans la promotion de la femme et de la jeune fille. Je reste très attachée au respect des droits humains  et suis une militante active des droits humains. Je suis la  première Vice-présidente chargée des questions politiques du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne et, adjointe au Gouverneur du District 9101 du Rotary International pour la Guinée. J’ai plusieurs autres casquettes.

Quelle est votre motivation dans ce que vous faites ?

J’ai toujours voulu mon indépendance et cela m’a poussée à me lancer dans l’entreprenariat afin d’être maitre de mon emploi du temps. Aussi un constat que les jeunes filles et les femmes rencontraient trop de problèmes qui empêchent leur épanouissement. Cela contrastait avec mon parcours, car exceptionnellement j’ai eu de la chance et des soutiens familiaux solides pour avancer dans la vie. Donc pour rendre grâce à Dieu, j’ai décidé de consacrer mon temps libre au service des femmes et des filles défavorisées et vulnérables. C’est ainsi que je suis très active dans les ONG.

Quelle est votre plus grande réussite ?

Ma plus grande réussite c’est d’avoir eu la chance d’étudier et de n’avoir jamais subi de violences sous aucune forme selon ce qui est observé dans notre société. Ce n’est pas un exploit personnel, mais le mérite revient à ma famille.

Comment avez-vous surmonté les obstacles visibles ou invisibles pour arriver là où vous êtes aujourd’hui ?

Je le dis souvent, je suis une fille chanceuse, car ma famille m’a soutenue et encouragée durant tout mon parcours. Ensuite, j’ai eu la chance de tomber sur un mari qui me respecte, me soutient et m’encourage dans tout ce que je fais. Donc, les obstacles ont été amoindris par ces facteurs. Pour le reste, je me suis battue malgré les préjugés qui ne me dérangeaient pas car j’avais des soutiens solides.

Quel est votre plus grand échec ou votre peur ?

Les échecs naissent des expériences et donnent le courage de continuer. Il ne faut pas craindre les échecs. Par contre, ma peur c’est l’injustice et l’arbitraire sur les personnes vulnérables et sans défense.

Quels conseils donnez-vous aux jeunes femmes qui aspirent à devenir des leaders ?

C’est de croire en soi et à ce que l’on fait, se donner le temps et les moyens de ses ambitions, accepter de suivre les études, chercher des mentors pour éclairer son parcours de jeune fille.