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Festival d’Avignon: l’Afrique et les femmes en vedettes du 6 au 26 juillet

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Plus féminin, très africain: la 71ème édition du Festival d’Avignon, principale manifestation de théâtre et de spectacle vivant en France, propose du 6 au 26 juillet 41 spectacles, dont 37% portés par des femmes et un focus sur l’Afrique sub-saharienne.

Petite sélection

Antigone bouddhiste : Après un « Mahabharata » enchanteur il y a trois ans dans la carrière de Boulbon, le Japonais Satoshi Miyagi propose une « Antigone » pénétrée de pensée bouddhiste dans la Cour d’honneur, loin de la vision chrétienne du bien et du mal. Un plan d’eau va recouvrir la scène et un théâtre d’ombre va se déployer sur le mur du palais des papes. Poésie visuelle assurée.

Les enfants du viol : Dans « Unwanted », Dorothée Munyaneza s’attaque à un tabou douloureux: les enfants nés des viols au Rwanda. A travers la danse, la parole et la musique, elle rend leur dignité aux corps des femmes dont la guerre a fait un champ de bataille.

C’est la lutte …Hugo, Condorcet, Lamartine et beaucoup d’autres résonneront dans le feuilleton concocté par l’ancienne ministre de la Justice et figure politique française, Christiane Taubira, avec le metteur en scène Anne-Laure Liégeois, tous les midis au Jardin Ceccano en plein air.

Le théâtre XXL de Frank Castorf : L’enfant terrible du théâtre européen quitte avec fracas la Volksbühne de Berlin et choisit d’explorer le conflit entre l’artiste et le pouvoir avec « Le Roman de Monsieur de Molière » d’après le Russe Mikhaïl Boulgakov, avec la démesure qu’on lui connaît.

De Sarajevo à Athènes : Le siège de Sarajevo en 1992 et la crise grecque habitent les deux dernières pièces de la trilogie européenne du Birgit Ensemble de Julie Bertin et Jade Herbulot: « Memories of Sarajevo » et « Dans les ruines d’Athènes ».

Paris-Saïgon : Caroline Guiela Nguyen, 34 ans, née dans une famille de « Viet kieu » (vietnamiens de l’étranger) raconte 40 ans d’histoire du Vietnam à travers les personnages d’un restaurant vietnamien.

Famille mode d’emploi : Le théâtre du Norvégien Henrik Ibsen n’en finit pas d’explorer la cruauté de la famille et le metteur en scène australien Simon Stone a imaginé, à la manière de Georges Perec, une maison dont chaque pièce abriterait un chapitre de la vie d’une famille, « La maison d’Ibsen ».

La rage des « Bonnes » de Genet : La britannique Katie Mitchell fait entendre « Les Bonnes » de Jean Genet à Amsterdam aujourd’hui, où les familles de la classe moyenne emploient au noir des femmes d’Europe de l’est. Aujourd’hui, les bonnes sont polonaises, et « Madame » est un travesti.

Emma Dante met l’acteur à nu : L’Italienne Emma Dante, qui avait ému le festival en 2014 avec la verve sicilienne des « SorelleMacaluso » se lance dans un geste radical avec « Bêtes de scène »: pas de texte, pas de décors, pas de costumes, pas de musique, mais la survie en milieu hostile, le nôtre.

KalakutaRepublik : Le Burkinabé Serge Aimé Coulibaly est parti du royaume utopique du musicien contestataire FelaKuti dans la banlieue de Lagos pour chorégraphier une pièce portée par « l’urgence » et « la transe », sur la politique aujourd’hui.

The Last King of Kakfontein : BoyzieCekwana, figure majeure de la danse sud-africaine né à Soweto, vise dans sa pièce tous les populismes, y compris dans l’Amérique de Trump, avec la chute d’un tyran, roi de « Kakfontein », littéralement « fontaine à merde ».

Guy Cassiers : Coup double pour le Belge Guy Cassiers.Il reprend à Védène « Le sec et l’humide », d’après l’essai de Jonathan Littell (« Les Bienveillantes ») sur le langage du fasciste Léon Degrelle, et il crée avec la chorégraphe Maud Le Pladec « Grensgeval (Borderline) » sur la tragédie des réfugiés, d’après « Les Suppliants » de l’Autrichienne et prix Nobel de littérature Elfriede Jelinek.

Marathon : Avignon ne serait pas Avignon sans son marathon théâtral.Cette année, l’Italien Antonio Latella monte « Sainte-Extase – Les Atrides: huit portraits de famille ». Huit pièces, chacune d’un auteur différent, données à raison de quatre par jour, soit seize heures de théâtre.

La Fiesta : C’est assurément une fête atypique que va créer le chorégraphe IsraelGalvan, qui a profondément renouvelé le flamenco depuis vingt ans, avec une pièce associant des artistes d’Andalousie mais aussi du Japon ou de Tunisie. Le « Palmero » (percussions de mains) résonnera dans la Cour d’honneur du 16 au 23 juillet.

Source : http://www.francesoir.fr