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« La jeunesse est notre plus grand atout pour faire progresser l’Afrique vers la prospérité »

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Selon L’Ambassadeur Albert M. Muchanga, Commissaire de l’Union africaine pour le commerce et l’industrie, la jeunesse africaine doit jouer un rôle central dans la conception du futur, car l’avenir lui appartient.

« Les jeunes sont les futurs leaders. Ils sont également notre plus grand atout pour faire progresser l’Afrique vers une plus grande prospérité, » a-t-il ajouté.  L’Ambassadeur Albert M. Muchanga, Commissaire de l’Union africaine pour le commerce et l’industrie, a animé une conférence de presse le  vendredi 30 juin 2017 à Addis-Abeba sur la question  de  la zone de libre-échange et l’autonomisation des jeunes

« Les investissements généreront de nouvelles compétences grâce au transfert de technologies et à l’augmentation des perspectives d’emplois pour les jeunes. Plus de 40% de la population africaine ont moins de 15 ans et 20% sont âgés de 15 à 24 ans. On s’attend alors à ce que le nombre de jeunes africains âgés de 15 à 24 ans soit doublé d’ici 2045. Ces statistiques font de l’Afrique un jeune continent où l’âge moyen est de 19 ans, » précise le commissaire.

Dans ce contexte poursuit-il, le groupe d’âge qui bénéficie le plus de l’augmentation des flux d’investissement est la jeunesse. Avec ce développement, la pression sur notre jeunesse de migrer vers d’autres régions du monde diminuera. La création de cette Zone de libre-échange continentale réduira également les coûts élevés liés au commerce intra-africain par la libéralisation et la facilitation du commerce.

Le conférencier a appelé à la conscience des médias sur le rôle et la mission qu’ils doivent jouer dans l’avancement des programmes et des projets qui concernent notre continent, tels que la question de la zone de libre-échange continentale.

Selon l’orateur, la création de cette Zone de libre-échange continentale, facilitera la création progressive d’un marché africain intégré, une Afrique unie avec un seul marché et une seule voix.

  1. Issoufou Mahamadou, Président du Niger et du processus continental de zone de libre-échange, présentera un rapport complet sur cette questionà la rencontre des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine. Lors de ce 29ème sommet qui s’ouvrira le 03 juillet 2017, il est question de l’état d’avancement des négociations en cours sur la création de la zone de libre-échange continentale.

Selon le Commissaire de l’Union africaine pour le commerce et l’industrie, la zone de libre-échange continentale est un élément clé de l’Agenda 2063. À cette fin, c’est la priorité numéro un du Département du commerce et de l’industrie conforme au Traité d’Abuja et à l’Agenda 2063 de l’Union africaine, à la vision d’établir une Afrique stable, intégrée et prospère.

Le Sommet de l’Union africaine tenu en juin 2015, ayant lancé les négociations pour la Zone de libre-échange continentale, avait retenu 2017 comme année d’achèvement de la première phase des négociations. Cette zone de libre-échange continentale vise selon l’orateur à créer un marché unique et intégré pour l’Afrique, conformément à l’objectif général du Traité d’Abuja de créer éventuellement une Communauté économique africaine.

L’idée principale des négociations de la ZLEC porte sur la libéralisation du commerce des biens, du commerce des services, de la concurrence ainsi que des droits d’investissement et de propriété intellectuelle. La première phase des négociations, qui sera conclue d’ici  fin 2017, s’appesantira sur le commerce des biens et le commerce des services, tandis que la deuxième phase sera axée sur la concurrence, les investissements et les droits de propriété intellectuelle.

La création de la Zone de libre-échange continentale à l’ère de la quatrième révolution industrielle peut être considérée comme une composante essentielle des plans des assemblées des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine qui permettent aux jeunes africains d’utiliser leurs talents au maximum.

Selon le commissaire, avec la création et la mise en valeur d’un marché vaste et harmonisé et la création de cette zone de libre-échange continentale, on aura la conviction que la transformation de la jeunesse africaine sera facilitée mais aussi la création d’un  important centre mondial d’investissement, en particulier en tenant compte du fait que les perspectives économiques pour l’Afrique entre 2017 et 2021 sont radicales.

Ce processus créera une base favorable pour la mise en place d’un marché intégré qui entraînera progressivement une convergence des prix, une croissance économique accélérée et un développement durable. Le développement favorisera les perspectives d’augmentation du revenu réel par habitant en Afrique et par la suite, le bien-être de tous les citoyens. Avec un emploi décent, nos jeunes rejoindront les rangs de la classe moyenne croissante d’Afrique. La ZLEC est, à cet égard, un levier pour la mobilité sociale.

Kadiatou Thierno DIALLO