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Nigéria : Le Président du Sénat déplore l’état de pauvreté des enfants

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Bukola  Saraki, le président du Sénat nigérian a déploré l’état de pauvreté dans lequel se trouvent les enfants car selon lui, cet état peut ramener tout le développement d’un enfant en arrière pour le restant de sa vie. “Sur cinq enfants, deux vivent actuellement dans la pauvreté, des millions d’autres vivent dans des logements pauvres, des quartiers bondés, des conditions de misère dans les rues et sont affectés par des conflits et l’insurrection”, a-t-il déclaré lors d’une table-ronde sur le thème : «Faire avancer les droits de l’enfant Nigérian”, organisée par le Sénat pour commémorer la Journée de l’Enfance (29 mai) au Nigéria.

Selon le président du Sénat, à seulement 22 mois, les capacités d’un pauvre enfant sont déjà en net recul par rapport à celles d’un enfant ayant le même âge et vivant en bonne santé, ajoutant qu’« à l’âge de cinq ans, cet enfant, même s’il est très brillant, sera dépassé à l’école par un camarade de classe moins talentueux mais mieux entretenu.”

Il a appelé à la «libération de ces enfants piégé» afin de libérer leurs potentiels, ce qui est «essentiel pour créer une société véritablement juste».

Saraki a déclaré que le point de départ de la création d’une société équitable consiste à examiner quelle protection nos lois offrent à cette «vulnérabilité démographique».

Le président du Sénat nigérian et les Organisations de la société civile présentes à la table-ronde ont appelé tous les États de la Fédération à «commencer immédiatement le processus de domestication complète et la mise en œuvre stricte de la Loi sur les droits de l’enfant (ARC)».

En se référant aux lois existantes qui offrent une protection spéciale aux enfants et à d’autres groupes vulnérables du Nigeria, à la loi sur la prévention de la violence contre les personnes (VAPP de 2015) et la loi sur les droits de l’enfant (ARC 2003), il a déclaré que «la domestication et la mise en œuvre strictes de l’ARC et VAPP sont essentielles pour réussir le combat d’élever une future génération de porteurs de la torche  nationale.

La domestication de la loi sur les droits de l’enfant a été conclue dans 24 États, alors que les 12 autres États l’examinent encore. “J’espère que l’examen minutieux de la Loi renforcera son caractère inclusif et la protection complète de l’enfant nigérian”, a-t-il ajouté.

Saraki a déclaré qu’il fallait beaucoup plus à tous les niveaux de la gouvernance du Nigeria, mais surtout au niveau local, grâce à une coopération et une collaboration significatives de tous les acteurs impliqués dans le domaine de la protection des enfants. Il a appelé à la création d’unités fonctionnelles de protection de l’enfance qui fournissent des services sociaux de qualité pour la protection de l’enfance et bénéficient aux familles qui en ont besoin.

Le président du Sénat a également souhaité aux enfants nigérians une bonne célébration et espéré que l’événement sera destiné à célébrer la résilience et la persévérance des enfants nigérians qui surmontent les nombreux obstacles de l’enfance.

Parmi les personnalités et les OSC qui ont participé à la table-ronde, on notait Kauwa Damina, le Président de la Chambre d’Assemblée de l’État de Bauchi, les représentants de l’Union européenne (UE), la Fondation Malala, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Conseil national des sociétés féminines (NCWS), la Jeunesse de l’Afrique, l’Institut national démocratique (NDI), le Centre législatif et de défense de la société civile (CISLAC) et une section transversale d’enseignants, d’étudiants et d’élèves des écoles primaires et secondaires d’Abuja.

Veronica Ogbole /Nigeria