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Le Centre d’accueil, d’écoute et d’orientation de Niafunké n’a plus de local

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Le centre d’accueil, d’écoute et d’orientation «Zankey-Nafa» qui a ouvert ses portes depuis 2010 au service de la protection des enfants en situation difficile dans le cercle de Niafunké n’a plus de local. Le bâtiment qu’il occupait appartenant à la Justice, le centre n’aura bénéficié que d’un délai relativement court pour son évacuation.

 

Ce bâtiment qui abrite le centre appartient à la justice, nous a confié Fadimata Maiga dit Coumba. Elle affirmait être entre le marteau et l’enclume car, l’instance judiciaire réclame son local pour sa réhabilitation et aurait donné un bref délai pour l’évacuation. «Ce centre est humanitaire et c’est le seul dans le cercle de Niafunké, ouvert légalement par le département de la promotion féminine. Il devrait avoir l’appui de l’Etat mais cela n’a jamais été fait. Nous avons besoin de local, de personnel et de toutes les conditions nécessaires pour le bonheur des enfants. Nous sollicitons toutes les bonnes volontés de nous aider car nous possédons une parcelle de terrain non construite par faute de moyens», a-t-elle plaidé.

A en croire notre interlocutrice, toutes ses démarches auprès des autorités municipales et du conseil de cercle ont été vaines. Au même moment, des bureaux non occupés restent fermés. En somme, ce centre aurait permis à beaucoup d’enfants d’être à l’abri du vagabondage dans les rues ou sur les berges du fleuve Niger.

Elle affiche sa volonté inébranlable de poursuivre son combat pour le bonheur de ces enfants qu’elle souhaiterait voir réussir. Elle lance un message à tous les partenaires et autres bonnes volontés.

Inauguré le 6 février 2010, le centre d’accueil, d’écoute et d’orientation sis à Niafunké-ville, se veut un cadre fonctionnel qui permet de prendre en charge les enfants en situation difficile et d’apporter une batterie de solutions pour leur insertion dans la vie sociale, éducative et économique par des actions d’assistance sociale et socioéducative. Il se donne pour mission également d’améliorer les conditions de vie des enfants démunis, filles-mères, talibés, orphelins, enfants séparés et enfants mendiants sur le plan alimentaire, sanitaire et de l’hébergement tout  en facilitant leur éducation et la protection de leurs droits.

Selon la promotrice non moins chargée de la promotion féminine à Niafunké, la situation déplorable des enfants l’a incitée à créer ledit centre. «Il faudrait un cadre, une structure qui peut prendre ces enfants en charge. C’est comme ça que l’idée m’était venue de créer un centre d’accueil, d’écoute et d’orientation des en situation difficile», a-t-elle laissé entendre.

 Extraits de “Le Challenger”