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Nigeria : Victoria Okeno appelle les femmes responsables de média à tenir la dragée haut

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Alors que le monde célèbre la Journée mondiale de la liberté de la presse, Victoria Okeno, Rédactrice en chef du Nasarawa Eye, une publication hebdomadaire publiée dans l’État de Nasarawa, au nord du Nigeria central, regrette que le pays ait encore peu de femmes gestionnaires de média.Dans une interview accordée à The Women’s Torch lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Victoria a annoncé que les quelques femmes gestionnaires de média sont de bons ambassadeurs et elle les exhorte à garder le drapeau plus fort. “Leur production aura une incidence sur d’autres femmes ou leur donnera plus d’opportunités” a-t-ajouté.L’éditeur du journal a conseillé aux femmes journalistes de s’améliorer intellectuellement en lisant constamment et de continuer à sensibiliser les autres femmes en sachant qu’elles doivent être préparées à des défis. Elles doivent se départir de tout complexe d’infériorité et rester confiantes pour gérer leur temps entre le bureau et la maison. En faisant une comparaison entre la situation actuelle de la liberté de la presse au Nigéria et celle de l’ère militaire, Victoria Okenu déclare : “nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir”, car le Nigéria doit encore se transformer pleinement. Selon elle, bien que le Nigéria dispose d’une loi sur la liberté d’information, «les autorités publiques ont toujours une mentalité militaire. Les journalistes sont harcelés…on assiste à un jeu du chat et de la souris. “Tout en rappelant les arrestations récentes dans Uyo, AkwaIbom State, de Nsibiet John, l’éditeur et le rédacteur en chef de The Ink, à cause d’une publication révélant que le Vice-gouverneur de l’Etat, Moses Ekpor, avait empoché 250 millions de naira (695 000 $ US), le rédacteur en chef de The Nasarawa Eye, a déclaré que les droits des journalistes ne sont pas respectés.En ce qui concerne le syndrome de « l’enveloppe brune », où les journalistes reçoivent de l’argent pour nuancer leurs récits, elle a félicité les organisations de média nigérianes qui brandissent des avertissements contre toute acceptation de ces «enveloppes brunes» par leur personnel. En ajoutant que la façon dont les journalistes se comportent est le reflet de ce qu’est la société, elle a appelé les Nigérians à aider les organismes de réglementation des médias à éliminer la corruption dans leur corps de métier. Victoria Okeno a décrit les réseaux sociaux, appelés nouveaux médias, comme étant une source de  problème au Nigéria, car les gens peuvent publier de manière anonyme sur leur site Web, Twitter, Facebook, sans conséquences juridiques. C’est pourquoi, elle appelle à la promulgation d’une loi pénalisant les «fausses nouvelles» et aux organisations de médias, elle recommande de recruter des non-journalistes pour organiser régulièrement des formations internes autour des règles de déontologie du métier. Veronica Ogbole /Nigeria