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Nigeria: Le progrès des jeunes filles = l’avancée des Objectifs de Développement Durable

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Les Journées internationales de la jeune fille s’enchainent, mais les problèmes  de la petite fille persistent et sont d’actualité. Des problèmes tels que les grossesses non désirées, le mariage précoce et forcé, les violences sexuelles et l’accès limité à l’enseignement supérieur et aux services de santé de la reproduction.

En tant que tranche démographique particulièrement vulnérable, les adolescentes font face à des obstacles sociaux, économiques et politiques, alors qu’elles ont le potentiel de devenir des leaders,  mais  leur autonomisation peut être entravée par certains facteurs causés par la société. En 2012, les Nations Unies ont déclaré le 11 Octobre de chaque année,  journée internationale de la jeune fille. Cette journée a été déclarée pour sensibiliser l’opinion sur le sort de la jeune fille. Le thème de cette année se focalise sur les adolescentes et les objectifs de développement durable,  qui a fixé une série d’objectifs internationaux, y compris l’égalité des sexes,  à atteindre d’ici 2030. Les activités ont été menées partout dans le monde entier afin de faire connaître le sort de la jeune fille. Au Nigeria, de nombreuses activités ont été menées par les  organisations non gouvernementales et gouvernementales. Celles-ci ont été postées sur WhatsApp, Facebook et par e-mails aussi. Des déclarations et des communiqués de presse ont été publiés et les commentaires ont été effectués sur  les stations de radios et à la télévision dans tout le pays. L’association Nigériane des Femmes Journalistes s’engage pour réhabiliter les  filles Pour marquer la journée internationale de la jeune  fille, l’Association des femmes journalistes du Nigeria, NAWOJ, a lancé  “Girls Speak Out and Speak Right” une plate-forme de consultation pour les filles à Lagos.  L’Association a lancé un appel aux parents, au gouvernement et de la  société,  à donner le pouvoir et à encourager la petite fille vers la grandeur. La présidente nationale de L’association Nigériane des Femmes Journalistes, Mme Ifeyinwa Omowole a dit que l’initiative “Girls Speak Out and Speak Right”  a  été lancée pour aider la jeune fille à parler de ses droits à la santé  de la  reproduction et de développer également son intérêt pour la politique.

L’association Nigériane des Femmes Journalistes  cherche à orienter les filles nigérianes vers la grandeur  par le biais des programmes d’autonomisation et d’orientation. Lola Akande, Commissaire aux affaires féminines et de lutte contre la pauvreté, représentée par Alaba Fadairo, a  promis un soutien continu pour les programmes de développement de l’Association pour les filles et les femmes. La conférencière, Omolaso Omosehin a souligné la nécessité pour le Nigeria d’investir  dans l’éducation des enfants surtout de fille et de la jeune fille  à des responsabilités économiques et politiques futures, grâce à une éducation de qualité.La directrice générale de l’ONG Benola Cerebral Palsy Initiative, Alaba Gbadebo, a exhorté les filles : « ne sous-estimer pas  votre capacité, toujours croire en vous-même et s’efforcer d’être au sommet.”

A Damaturu, capitale de l’État de Yobe, au nord-est du Nigeria NAWOJ  a également tenu des conférences sur les violences sexuelles, pour  mettre  fin à la stigmatisation du VIH / SIDA, l’importance de l’éducation en matière de  santé de  la jeune  fille. Ronke Ojekere, un défenseur contre les abus sexuels à l’égard  des femmes, a déclaré que les délinquants sexuels et les  pédophiles ont tendance à rester  libres à cause de notre culture du silence.

Au Centre de presse de l’association des journalistes nigérians de Bénin, la capitale de l’état d’Edo, NAWOJ a également organisé une table ronde pour discuter de l’élimination de la violence et les abus sur les fillettes. Floral Bossey, présidente de NAWOJ chapitre de l’état d’Edo a affirmé le but de la rencontre était de sensibiliser sur la nécessité de réduire radicalement la violence à l’encontre de la petite fille, “sinon  l’éradiquer totalement. ” Dans un communiqué de presse, l’Association des femmes journalistes au Nigeria, a invité  les parents, surtout les mères à mieux surveiller leurs filles.

Ifeyinwa Omowole, présidente nationale de  l’association Nigériane des Femmes Journalistes, a déclaré que c’est une  pratique courante de considérer la petite fille comme  «mère assistant à  la maison», car elles ont en charge de nombreuses tâches parfois plus qu’elles ne peuvent gérer. “En tant que mères, les femmes ont un rôle majeur à jouer pour veiller à ce que la jeune fille ne soit pas surchargée, tandis que les garçons sont autorisés à être inoccupés.» Ajoutant que cela a aussi un effet négatif sur nos garçons, qui grandissent habituellement très paresseux et parfois possédant certains traits négatifs. Et que « cette répartition inégale du travail des enfants perpétue les stéréotypes de genre et le fardeau sur les femmes et les filles à travers les générations ». La Présidente de la NAWOJ a déclaré que  «  nos enfants doivent avoir une égalité des chances, qu’on doit commencer par une répartition équitable des tâches à la maison. »

Les ONG et les organisations de la société civile à pied d’œuvre  pour l’autonomisation  des filles Les organisations et les ONG concernée  mobilisent les femmes et les filles dans un réseau cohérent qui offre des possibilités et des outils afin d’analyser leur situation, ont organisé  une conférence publique à Ogoja Junction, Ndock, a l’Etat de Cross River, avec une résolution, un impact à chaque échelle pour rehausser la petite fille et intensifier l’action sur la lutte contre le viol. En regardant de près les cas incessants de viols  Florence Kekong, la secrétaire exécutive de l’organisation, a conseillé aux parents, surtout les mères de «veiller de plus près sur leurs filles et leur donner la protection nécessaire.“Elle a noté que la célébration de la journée ne peut avoir plus de sens si l’on n’y ajoute pas les actions à nos voix dans cette croisade. L’organisation a appelé les femmes de l’ONU à étendre les  préoccupations vers  le  monde  rural du  Nigeria  afin de les  informer du  sort des filles de  ce  milieu  dont la vulnérabilité a souvent été méconnues. La présence du gouvernement et d’autres organismes compétents comme ONU Femmes “prendront un long chemin à mettre un terme à la vulnérabilité, de l’humanisation des filles en prévoyant des options fiables et de trouver des solutions réelles.”

Lors du  sommet consacré à la  fille à Abuja, l’ONG « Voix des filles » a été décrite “comme un mouvement fort pour lutter pour les droits de la petite fille et  rélever les défis auxquels elles sont confrontées.” Le sommet a été organisé pour sensibiliser et de créer une plate-forme pour les adolescentes à parler pour elles-mêmes. Daniel Latte, un représentant du Plan International Nigeria, a souligné l’importance de la sensibilisation  des filles sur les moyens pour  défendre leurs droits dans toute situation. Dans une session interactive sur les filles et les objectifs du développement durable, Olaoluwa Abagun, fondatrice de Girl Pride Circle a expliqué la pertinence des objectifs pour le développement de l’enfant Fille. “Les ODD (objectifs pour le développement durables) sont cruciaux et centraux pour le développement de la petite fille et pour les atteindre, des politiques devront être créés pour le développement de la petite fille “, a-t-elle déclaré. Carolyn Seaman, fondatrice de l’Initiative « Voix des filles », a annoncé que  «  la collecte des données sur les filles prendra du temps dans le traitement des questions en ce qui concerne leur bien-être. »   L’ONU femme a milité à Abuja dans un communiqué pour  l’éducation gratuite des enfants  et obligatoire pour la petite fille. La Mission Internationale pour l’Education des filles en collaboration avec leurs partenaires ont également organisé la  projection  du film de CNN – “we will rise” (Nous nous lèveront) pour 40 filles qui ont été affectées par les activités de Boko Haram, dans la partie nord-est du Nigeria.

«We will rise » est un documentaire sur les filles à surmonter des défis incroyables pour réaliser leurs études et à changer leur propre vie, avec la contribution de la Première Dame  des USA Michelle Obama, Meryl Streep, Freida Pinto et la journaliste de CNN  Isha Sessay. Une session interactive sur les thèmes abordés dans le film a également eu lieu à Lomay International Hôtel à Jos. En  partageant  leurs expériences, la plupart d’entre elles ont exprimé dans la douleur leur terrible expérience de voir comment leurs parents ont été tués devant elles,  et certaines ont dû se cacher avec des blessures de toutes sortes. Elles ont également raconté les difficultés qu’elles rencontrent pour avoir une bonne   éducation.

Ketura Shamma, la directrice générale de la Mission Internationale pour l’éducation des filles a promis son soutien aux organisations  pour veiller à ce que ces filles restent à l’école. La Mission Internationale pour l’éducation distribuera également, chaque mois, des serviettes hygiéniques aux filles, ce qui a été leur plus grand défi. Elles  seront également en partenariat avec l’Académie pour la réconciliation afin de  procure  une formation de base pour l’acquisition de compétences.

Par: Veronica Ogbole